Néonicotinoïdes: l’Inrae se positionne «pour une sortie des pesticides»

Dans une réponse envoyée au syndicat Sud le 12 janvier, et consultée par Agra, la direction de l’Inrae souligne que l'institut est «clairement positionné pour une sortie des pesticides». Dans le cas des néonicotinoïdes, le p-d.g Philippe Mauguin et son directeur scientifique Christian Huygue indiquent même qu’il n’est «pas nécessaire de savoir si [cette sortie] sera crédible ou volontaire», car elle «aura lieu» au terme des dérogations récemment accordées. Reprenant les informations du quotidien Le Monde, des représentants de Sud s’interrogeaient sur une «instrumentalisation» de l’Inrae au sein du Conseil de surveillance des néonicotinoïdes. Dans sa réponse, l’institut souligne que les modèles de sept agences de météo européennes et différents scénarios climatiques étudiés conduisent bien à un risque de présence précoce de pucerons supérieur à 80% dans les zones de cultures, «avec des impacts sur le rendement». Par ailleurs, si la biodiversité n’est pas mentionnée dans l’analyse jointe par l’institut à la consultation publique, elle est bien «au cœur des projets» sélectionnés par le Plan de recherche (PNRI) dédié aux néonicotinoïdes. Alliance européenne pour la recherche d’alternatives, métaprogramme dédié au bio, ou programme Cultiver Autrement : les dirigeants rappellent en conclusion que leur stratégie Inrae 2030 prévoit d’«accélérer les transitions agro-écologiques et alimentaires».