Jacques Mézard, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation : réaction de Philippe Pinta

Communiqué de presse

Paris, le 16 mai 2017« Un nouveau gouvernement est maintenant en place. Je souhaite que les orientations stratégiques agricoles définies par le Président de la République pendant la campagne se traduisent concrètement. Jacques Mézard est notre nouveau Ministre de l’Agriculture, je salue sa nomination. Certaines mesures fortes et symboliques comme la gestion des risques, l’absence de distorsions de concurrence et de sur-transposition peuvent être décidées à court terme» déclare Philippe Pinta, Président de l’Association Générale des Producteurs de Blé.

Les céréaliers, comme toute l’agriculture française, souffrent depuis plusieurs années. La crise qui les frappe n’est pas seulement conjoncturelle, elle est structurelle. Il est donc temps de passer à l’action. Les enjeux que le Ministre aura à relever dans les prochains mois seront donc décisifs pour les céréaliers afin de leur permettre de continuer à Produire plus, Produire mieux. En ce sens, le Ministre peut compter sur l’AGPB pour être force de propositions.

  • S’agissant de la Politique Agricole Commune, les céréaliers seront particulièrement attentifs à sa renégociation. Maintenir un budget fort, une politique résolument commune qui évite toute distorsion de concurrence et  mettre fin à la sur-transposition des normes européennes sont des priorités absolues. Sans cela, la compétitivité d’un secteur économique qui est une richesse pour la Nation sera durablement mise à mal.
  • Au plan européen et national, face à la multiplication des aléas économiques et climatiques, le nouveau ministre devra également s’attacher à mettre au point des outils de gestion des risques efficaces. En ce sens l’AGPB propose notamment le développement dès 2018 d’une assurance climatique ouverte à toutes les productions, sans attendre la future réforme de la PAC de 2020. Mais aussi la possibilité de constituer une épargne de précaution pour tous les producteurs, garante d’un lissage des revenus dans le temps, permettant une meilleure visibilité.
  • Enfin, il est urgent de donner aux céréaliers des moyens de production à la hauteur du poids économique du secteur dans la balance commerciale française. La bonne alimentation et  la protection des plantes sont deux conditions sine qua non à une production de céréales performante et adaptée aux marchés. Dans ce domaine, l’innovation est un levier indispensable. Les besoins d’investissements devront être à la hauteur. L’innovation doit être encouragée et soutenue par l’Etat pour sortir de certaines impasses techniques.